Début.

Début.
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Serena & Dereck

Un amour destructeur...
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# Posté le mercredi 26 décembre 2007 18:22

Modifié le samedi 17 mai 2008 18:59

One

One
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Je viens de passer la soirée à boire avec mes amis, nous nous sommes installés dans un bar relativement glauque mais nous , on s'en fout, tout ce qu'il nous faut, c'est de l'alcool ! Il est 1h00 du matin, Cassandre et moi sortons du bar, totalement morte de rire... Cassandre prend mon bras, se met à chanter et m'entraîne dans son délire, le contrecoup de trois bouteilles de vin sans doute... Je la suis mais sans savoir pourquoi et nous virevoltons sur le trottoir de façon grotesque. C'est alors qu'une Porsche noire surgit de la rue d'à coté et manque de nous renverser, je pousse un cri de fureur pour protester alors que Cassandre ne bouge pas d'un poil accrochée à mon bras... La voiture freine dans un bruit d'enfer et recule, la vitre s'abaisse lentement et un ange apparaît.

... : Je te ramène?

Pourquoi me propose t'il cela? Je ne le connais même pas. C'est alors que Cassandre se relève dans un élan de lucidité.

Cassandre : Toi?! Mais qu'est ce que tu fais là?

Rien que pour la faire chier, je m'empare de la poignée et m'engouffre dans la voiture.

Moi : Cassandre, je t'appelle demain!

Elle n'a pas le temps de me répondre que Dereck et moi filons déjà vers Manhattan...

Dereck : Je ne sais même pas comment tu t'appelles.

Moi : Comme tu veux...

Dereck : Ca commence bien.

Moi : Tu préfères pas savoir où j'habite, je pensais que tu voulais me ramener?

Je le vois, il est gêné, il ne pensait peut être pas que je puisse lui répondre...

Moi : Tu ne sais plus quoi dire?

Il arrête la voiture, coupe le moteur et se tourne vers moi. Je pose alors ma main sur la poignée ... On sait jamais.

Dereck : Comment tu t'appelles?

Moi : Serena.

Il redémarre, je pousse un soupir de soulagement. Merde! Il a remarqué qu'il m'impressionnait!

Dereck: Dereck.

Moi : Pardon?

Dereck : Tu as très bien entendu.

C'est alors que je comprends tout, comme on dit tout s'éclaire! C'est donc lui, Dereck. Je comprends pourquoi Cassandre était si étonnée que je monte avec lui. Ma meilleure amie m'en avait tellement parlé sans même que je sache réellement qui il était.

Dereck : J'ai mauvaise réputation pas vrai?

Depuis une minute, depuis, en fait qu'il m'avait dit qui il était, j'ai les yeux dans le vague et je ne dis rien.

Moi : Si tu savais...

Il ne le dit pas tout de suite, il attend quelques minutes et se tourne vers moi en souriant à peine.

Dereck : Toi aussi. Tu as faim?

Je ne réponds rien, il m'énerve.

Dereck : Je suppose que oui.

Il m'emmène dans un restaurant le plus chic de la ville. Vu comment le patron le reçoit, il doit être un habitué. Je ne me sens pas à mon aise pourtant j'ai l'habitude de cette atmosphère qui pue l'argent, le caviar, le champagne, la coke... Il me parle, je lui parle, on se raconte nos vies qui pourtant n'ont pas l'air si intéressantes... Je ne comprends pas le rapport entre le Dereck dont m'a parlé ma meilleure amie et le Dereck avec qui je parle... Autour de nous, la salle s'est vidée. Je suis sous le charme. Je redoute le moment où il faudra partir et Dereck se penche vers moi, je n'ai qu'une envie, celle de me laisser aller. J'ai pourtant un mouvement de recul, mon instinct, l'instinct d'envoyer chier tout le monde prend le dessus, je me dérobe et attrape mon sac.

Moi : Faut que j'y aille, merci pour le dîner.

Il se décontenance à peine et sourit.

Dereck : Je t'en prie. A bientôt.

Sa réponse m'énerve... Je sors pourtant du restaurant, j'inspire une longue bouffée d'air et exhale un mince nuage de fumée grise. Je commence à marcher pour prendre un taxi. Je m'arrête devant sa voiture, ça me fait sourire, j'ai l'impression de ne pas être moi même, je n'ai pas froid, j'ai le coeur qui bat à 100 à l'heure et ça ne m'est jamais arrivé.
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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 13:52

Modifié le samedi 01 mars 2008 11:35

Two

Two
Le lendemain matin. Encore un réveil difficile. Pendant dix minutes, je maudis toutes ces nuits blanches, ces verres superflus, ces cigarettes dont je n'avais pas envie, ces lignes de coke qui n'ont servis à rien et je prends la résolution de ne plus jamais sortir, arrêter de boire, de fumer, de sortir, ne plus manger que des sushis et des fruits frais. Je décide, en fait, d'arrêter de bousiller ma vie à petit feu. J'allume une clope et ma chaîne, j'ai encore les yeux fermés avec l'impression que je ne pourrais jamais plus les ouvrir. Et soudain, le pire me revient en mémoire, je déjeune avec ma soeur aînée dans une heure. Pourquoi moi? Elle m'insupporte avec ses discours moralistes. Ok, elle a réussi. Ok; elle a tout ce qu'elle veux. Ok, mes parents sont fiers d'elle mais moi je n'ai rien à voir là dedans. Je suis le monstre de la famille. J'ai la mauvaise impression que tout le monde me hait. Je me traîne jusqu'à la salle de bain, prends une douche chaude qui ne soulage malheureusement pas mon mal de crâne. Je ressors, prends un verre d'eau avec des Di-Antalvic. J'enfile un vieux jean et un haut noir, attrape mon manteau noir et sors de l'appart. Le déjeuner me paraît durer trois heures, j'ai l'impression que je vais mourir Ma soeur s'obstine, elle m'énerve tellement que je décide de quitter le restaurant en l'insultant, j'avais toujours rêvé de le faire. C'est alors que mon portable sonne. C'est un appel masqué, je formule un Allô interrogateur mais je sais déjà qui est au bout du fil.

... : T'es où?

Moi : Au Centolire.

... : Je passe te chercher dans cinq minutes.

Dehors, il fait froid, je reste debout face au vent, offrant mon visage au fouet, simplement heureuse de l'attendre. Il s'arrête en double file et je monte dans la voiture.

... : Qu'est ce que tu veux faire?

C'est bizarre car en temps normal, je déborde d'imagination mais là en l'occurrence, je suis prise de court, mon "ce que tu veux" est lamentable, je m'en veux même d'y penser...

... : Ce que je veux? Tout ce que je veux?

Moi : Bien sûr que non.

... : Je m'en doutais. Je meurs de faim.

Moi : J'ai déjà mangé.

... : Pas grave.

Il me sourit, je déteste son sourire, non en fait je l'aime, je le kiffe même. Je ne sais même pas où il va et impossible de lui demander. En effet, Dereck a mis la musique à fond empêchant toute conversation. Nous filons à 200 à l'heure, toutes les voitures s'écartent comme si nous leur faisions peur, je me laisse bercer par la vitesse, tout m'est égal, il pourrait m'emmener où il veut. Après quinze minutes de route, il s'arrête, me regarde. Moi je ne comprends rien. Il se penche, je le repousse, je me sens tellement conne. Il me sourit mais je vois bien que je l'ai blessé!

Dereck : On va à Central?

Par là, il veut parler de Central Park, ça fait tellement neu-neu mais j'accepte. Il s'arrête une fois que nous sommes arrivés, sort de la voiture, ouvre le coffre et en sort une bouteille de champagne.

Dereck : Je me suis dit que ça pourrait te plaire.

Je souris. J'ai encore plus l'impression d'être une conne. Il verse ce précieux alcool dans une coupe, décidément il a tout prévu. Je plonge ma main dans ma poche et en sort mon paquet de coke, il me regarde l'air outragé.

Moi : Quoi?

Dereck : Rien.

Moi : Dis moi ce qu'il se passe!

Dereck : Je te dis qu'il n'y a rien. Je ne pensais pas que tu prenais de ça, c'est tout.

Moi : J'ai peut être que 17 ans mais c'est pas pour autant que je me restreins, je profite c'est tout.

Je ne me sens pas fière de ce que je viens de dire mais peut m'importe en réalité. Je me sens bien c'est tout.


Dereck : Si tu le dis.

Il s'approche de moi, et prends le sachet qu'il vide au vent. Je sors alors de la voiture énervée! Il me retient par le bras mais ne réponds rien, il jette juste son manteau sur mes épaules comme s'il avait peur que je prenne froid et me serre dans ses bras. Il m'embrasse sur le front. Une larme roule sur ma joue, puis une autre. Je ne peux plus les retenir, c'est le trop plein des émotions contraires qui bouillonnaient en moi qui s'épanche sans que je puisse rien faire. Trop vécu, trop jeune, trop seule. Je ne mérite pas qu'on s'occupe de moi. Je ne comprends pas. Je n'ai besoin de personne. On cherche l'amour, on croit le trouver. Puis on retombe de haut. Mieux vaut tomber que de ne jamais s'élever? Tu fais de ta vie un calvaire. Des visages implorants, la solitude, des mains sales, la nuit, le néant. Des bras m'enserrent et annihilent ma détresse, je sens une caresse dans mes cheveux, sur mes yeux qui me brûlent, sur mes joues inondées, sur mes lèvres avides. Je ne sais plus pourquoi je pleurais d'ailleurs je ne pleure plus. Plus vraiment? Ca coule toujours mais c'est parce que je ne peux pas l'arrêter. Je suis si bien. L'espoir renaît au fond du gouffre, Ré-ullisionnée. Peut être que ce sont des larmes de joies, je ne sais pas...

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 14:47

Modifié le samedi 01 mars 2008 11:34

Three

Three
Je me réveille, j'ai mal au cou. Normal, nous avons dormi dans sa voiture. J'ai froid, je regarde ma montre, il est dix heures du mat'. J'ai tout à coup une idée. Et si je le laissais là? Cela pourrait être sympa... Je tourne la tête et l'observe, il est encore plus beau endormi. Je tente une approche et l'embrasse sur la joue. Je ne me suis pas donné à lui cette nuit, avec un autre mec, je l'aurais fait depuis longtemps mais avec lui, ce n'est pas pareil. Je sors enfin de la voiture et manque de m'écrouler par terre. Le champagne sûrement. Il fait encore plus froid qu'hier. C'est alors que je l'entends. J'ai dû le reveiller, je m'en veux. Il sort lui aussi de la voiture et se dirige vers moi, je ne sais pas quoi faire. Ses cheveux sont en batailles, il est encore plus mignon.

Dereck : J'ai mal partout.

Moi : Pareil.

Je lui souris, il me sourit. Je ne le connais que depuis deux jours alors que j'ai l'impression de le connaître depuis toujours.

Dereck : Ca te dit qu'on aille chez moi?

Moi : Si tu veux.

Mais bon sang! Où est passé la Serena d'avant?! La fille complétement blasée qui n'en a foutre de personne? On remonte en voiture et il démarre en trombe. On arrive enfin chez lui, un immeuble très luxueux. Il vient m'ouvrir la portière. Je ne peux pas m'empêcher de rire. On monte dans l'ascenceur et on arrive enfin chez lui, son appartement, son antre. C'est très spacieux et très classe, un idéal, je reconnais Dereck là dedans sans même le connaître.

Dereck : Pose tes affaires où tu veux.

Je me retourne mais il a déjà disparu. Je pose alors mon sac par terre et ouvre une porte. La chambre. Sa chambre. Je l'entends qui marche derrière moi. Il me serre contre lui, je me retourne.

Dereck : Pourquoi tu fais ta farouche? Tu en meurs d'envie...

Il me refait son sourire de merde, je le hais. Il ne me lâche pas malgré le fait que j'essaie de me dégager de son étreinte. Il m'embrasse dans le cou, je faillis. Je me concentre sur sa chemise, en lui enlevant ses boutons , un par un, lentement. Il continue de m'embrasser langoureusement dans le cou. J'ai chaud, je ne comprends pas, rien. Il passe ses mains sur mon ventre, je tremble comme lorsqu'un garçon vous touche pour la première fois, c'est troublant. Il arrête de m'embrasser et me regarde droit dans les yeux. Il ôte mon haut sans me quitter des yeux. Je lui souris mais bizarrement, je ne me sens pas à l'aise, il déboucle ma ceinture, je me baisse pour enlever mon jean. Il me relève, cela ne lui plait pas. J'arrive enfin à lui enlever sa chemise, son corps est parfait. Il avance ce qui me fait donc reculer, je butte contre quelque chose. Son lit. Il me fait basculer en arrière et se couche sur moi. Il me regarde, son regard me transperce. Je sens son souffle contre mon visage, il s'approche de moi et me prends les lèvres sauvagement. Je l'embrasse à pleine bouche, je le veux, je le désire à ce moment précis. Ses gestes sont doux et sensuels, je me sens bien. Nos deux corps s'emboîtent parfaitement, je ressens du plaisir, énormèment, j'en ai le souffle coupé. Il a aussi l'air d'apprécier. On recommence cela au moins trois fois, il finit par se coucher à côté de moi. Je m'endors au creux de ses bras, je n'ai peur de rien car je suis dans ses bras.

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 17:54

Modifié le samedi 01 mars 2008 11:34

Four

Four
Cela fait trois jours que je suis chez Dereck, je n'arrive pas à le quitter. Nous sommes allongés l'un contre l'autre. Il est en train de jouer avec mes longs cheveux épars sur l'oreiller pendant que je promène mes doigts le long de la courbature de ses reins. Je fais de mon souffle l'écho des battements de son coeur, de mon corps, le reflet de son corps, de sa jambe qui m'entoure. Je le regarde, il est à présent endormi, j'observe l'ombre de ses cils sur sa joue mal rasée. Sa moue d'enfant, sa main abandonnée déchaînent en moi des passions disproportionnées. J'ai soif, je pris donc mon courage à deux mains et me dirigea vers la cuisine, laissant mon amant nu sur le lit. J'enfila une de ses chemises que je trouva au passage. C'est avec un verre d'eau dans la main que j'attrapa mon sac et donc par la même occasion mon portable. 15 messages. J'en ai marre, je ne veux pas les lire ou les écouter, je jette mon portable à terre et retourne dans la chambre. Dereck n'est plus sur le lit. Je m'y allonge et entends le bruit que produit le jet d'eau dans la salle de bain. Je me rendors.

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 18:03

Modifié le samedi 01 mars 2008 11:33